
:: Le rai et ses doyens
Le rai et ses doyens
Les instruments traditionnellement utilisés dans la musique raï sont sensiblement les mêmes, au cours du XXème siècle d'autres instruments plus modernes comme la batterie, la basse, la guitare électrique ou les synthétiseurs ont été intégré afin de donner au Raï une couleur plus occidentale...
La Partie culturelle entre les deux guerres mondiales s'est charachtérisé par un bouillennement marqué par des phénomènes majeursdont la citadinisation du bédoui traditionel avec des chanteurs comme Hachemi Bensmir, Abdelkader El Khaldi (1896-1964), Cheikh Hamada (1889-1986) qui se sont produits dans les cafés.
Blaoui El Houari est né à Oran, au bord de la mer Méditérrannée dont il a le teint et la bonhomie. Il est artiste et fondateur d'une musique et d'un chant spécifiquement oranais à la fois un et imprévisible.
Quel que soit le genre de musique envisagé au début de sa carrière, il puisera dans le vieux répertoire du Bedoin oranais. Ses maitres seront Cheikh El Khaldi, Cheikh El Madani et Mostefa Ben Brahim. Houari Blaoui était le seul musicien de son pays a manifester une prédisposition nette pour une musique algérienne bédouine à moderniser.
Sa musique au début local dépasse lentement le teroir pour intéresser tout le pays. Il est incontestable que le genre musical de Blaoui soit l'un des plus pures de la musique oranaise, ses qualiteés sont même si caracteristiques que l'on peut parler d'une oeuvre type, ayant sa source dans le chant populaire. Il apprends à tirer profil du moindre encouragement pour cultiver ses dons naturels. D'abondance mélodique, la spontaneité un peu naive, la fraicheur candide font l'attrait de sa musique. En réalité, cet engouement pour la musique, il ne l'avait pas apprit d'un professeur ni d'un traité.il l'avait de sources directes, c'est à dire dans le contact quotidient du peuple, et en celà réside son côté autodidacte. La frugalité et la simplecité de Houari Blaoui, conséquance de sa jeunesse difficile, lui donnent une stabilitéet une ténacité sans égales qui l'aident à surmonter les obstacles d'une vie passée en grande partie durant la nuit coloniale. Houari Blaoui, comme compositeur et comme exécutant, et un artiste à part. Il n'y a guère que lui-même qui puisse jouer sa musique et lui donner ce tour original qui fait l'un de ses charmes principaux.
Aprés l'indépendance du pays, il refuse la direction artistique de l'ex-RTA et s'établit définitivement à Oran ou il compose et enregistre bon nombre de ses oeuvres clés.
Ahmed Wahby
La célebrité est, en fin de compte la somme de tous les préjugés, de tout les malentendus, de toutes les créations litéraires ou musicales qui s'amassent autour d'un nom. Le temps et le grand public font souvent allience pour construir autour d'un déstin exéptionel, une légende dont les héros resteront prisoniers...Ahmed Wahby, lui, échappe à cette tradition.
Driche Ahmed Tidjani (Ahmed Wahby) est né le 18 novembre 1921 à Marseille (France). Scolarité courte mais heurté comme la plus part des "indigènes" à l'époque. Ses premières occupations: l'athlétisme (champion du 110 mètre haies à Alger) et la musique arabe.Il fais ses premiers pas dans la chanson en affrontant les publics des cafés populaires d'Oran et de la salle "Atlas" d'Alger (es-Majestic). En 1947, il se rend à Paris, rencontre le chanteur compositeur Mohamed Djamoussi. Il enregistre "Alache tloumouni" première chanson de style oranais. Il étudie le solfège, la métrise du luth (Oud), il s'initie à la grande musique arabe avec les professeurs de renom. Il rencontre Mohamed Abedelwahab et Farid El Atrache. Sa personalité s'affirme avec "Wahran Wahran" et "Touil el regba" (un certain temps interdite d'antenne) puis ce fut "El Asnamia" en octobre 1954.
En août 1957, il ralie la troupe du FLN avec laquelle il sillone les capitales de l'ex-bloc socialiste, de la majorité des pays arabes et de l'asie (Chine notamment). Devant les djounouds des camps des fronières Est, il chante "El djoundi", "Ana ladji" et "Serkhet touar". Aprés l'indépendance du pays, il enregistre et compose bon nombre de ces oeuvres clés. En 1965, le professeur Wahby crée à Oran l'Institut de la musique arabe. L'ingratitude et la sclérosante bureaucratie qui y sévissent le forcent à émigrer au Maroco ou un acceuil digne de son rang lui est réservé. En 1970, la nouvelle direction de la RTA d'Oran le rappel au pays. C'est un retour fracassant avec "Fet elli fet" qui devientun tube. Il chante les poèmes de l'Emir Abdelkader, Khaldi Abdelkader, Mostefa Benbrahim et Saim Hadj.
De 1970 à 1980, c'est l'apogée de sa carrière artistique (Radio-TV disques et tournées à l'intérieur du pays). De 1980 à 1988, il préside aux destinées de l'UNAC (Union Nationale des Arts Culturels). Il l'a servit sans se servir. En 1983, Baghdad lui décerne le grand prix de la chanson arabe, devant les plus grands artistes du Moyen Orient. En 1991, il perd successivement son épouse et son fils aîné, c'est le début de la...fin.
Sa dernère apparition en public, fut à l'audirium de l'ENTV à l'occasion de l'emission Téléthon Diar Erahma. En novembre 1992, la ville d'Oran lui rend un vibrant et chaleureux hommage en son domicile à l'occasion de son 71ème anniversaire. En 1993, il décède à Alger chez ses enfants, ou il sera enterré. Décembre 1993, la ville d'Oran attribue son nom en reconnaissance de ses oeuvres artistiques, au consérvatoire de musique de la cité.
Marginalisé par les autorités Algériennes qui n'aiment pas le message hédoniste ou contestataire que le genre véhicule, le Rai est paradoxalement devenu un des principaux symboles de la culture Algérienne. Voici comment on vois ce genre musical auquel on attrubut la consistance d'une culture.
Le public français a découvert cette musique en Janvier 1986 lors d'un festival de Rai oraganisé par la maison de la culture de Bobigny (Seine Saint Denis). Parmis eux figure Khaled Hadj Brahim, alias Khaled, qui, quelques années plus tard en 1992 avec "Didi", allait offrir à cette musique les honneurs du top 50 français, une première.
Khaled
Depuis, Khaled s'est imposé comme un des chanteurs les plus réputés en France, son succès allant bien au délà du seul public gagné à la cause du Rai. Khaled qui est revenu dans son Pays en novembre 1999 aprés 13 années d'éxil, à depuis, porté la bonne parole du Rai, jusqu'aux Etats Unis, au Brésil et en Inde. Il a au passage, décroché un des plus gros succès de sa carrière grâce à "Aicha", une composition écrite par par Jean-Jaques Goldman, chanteur d'origine juive, un symbole que les deux hommes n'ont pas manqué de souligner lorsque la chanson a décroché la victoire de la musique de la meilleure chanson Rai de l'année 1997. Dans le sillage de Khaled, d'autres vedettes de Rai se sont imposé en France, et notamment l'enfant de Saida, cheb Mami, ouvrant plus largement la porte aux musiques orientales et maghrebines qui sont désormais diffusées avec moin de réticence sur les ondes en France qu'il y'a quelques années.
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