Dernier album de la musique arabe :: La musique Syrienne


En Syrie, pas de chanteurs syriens aussi populaires qu'Oum Kalsoum (égyptienne) ou la divine Fayrouz (libanaise). La musique ici fait partie de la vie quotidienne : elle envahit les rues, jaillit des fenêtres des voitures, sort des magasins, des souks obscurs. Difficile de distinguer ce qui est syrien de ce qui ne l'est pas. C'est, dans tous les cas, de la musique profane (archi-profane).
Comme dans les autres pays arabes, une frontière assez nette sépare celle-ci de la musique religieuse. La musique religieuse syrienne est presque exclusivement composée de chants et ne s'accompagne que très rarement d'instruments. 
Les grands interprètes de chants sacrés excellent également dans le chant profane, passant de l'un à l'autre avec aisance. Ils ont souvent été formés à l'école des chants liturgiques de l'islam dans la riche cité d'Alep (au nord de la Syrie), où la tradition musicale se perd dans la nuit des temps. Ils s'appellent Sabri Moudalal, Omar Sarmini, Hassan Haffar, Adib Daiykh, Sabah Fakhry ou Sheikh Hamza Chakour. 
La plupart de ces artistes de génie se produisent en concerts en Syrie et en Europe, souvent accompagnés par l'ensemble musical Al-Kindî, dirigé par Julien Jâlal Eddine Weiss, un musicien français d'origine alsacienne immergé depuis les années 1970 dans le monde arabe. Converti à l'islam par « vision poétique », artisan convaincu du dialogue euro-arabe, il a enregistré plusieurs CD dont une grande partie avec les plus grands chanteurs et instrumentistes syriens.